Nanjing, Séoul, Paris : ces projets un peu fous pour plus de nature en ville

Architectes, urbanistes ou sociétés de transport rivalisent d’ingéniosité et de créativité pour faire plus de place à la nature en ville. Zoom sur trois réalisations qui veulent donner un autre visage à la cité.

En Chine, des forêts verticales

Au-delà de son originalité, l’idée de l’architecte italien Stefano Boeri répond à un vrai besoin écologique. Son projet Nanjing Green Towers prévoit deux tours de 108 et 200 mètres de hauteur, qui vont accueillir sur de vastes balcons plus de 1000 arbres de différentes tailles, ainsi que 2500 plantes retombantes.


Deux véritables forêts verticales, dont la fonction n’est pas que décorative ; elles devraient permettre d’absorber 25 tonnes de CO2 par an et produire 60 kilos d’oxygène par jour. L’architecte n’en est pas à son coup d’essai : à Milan, le Bosco Verticale, constitué lui aussi de deux tours végétalisées, permet selon lui « de conserver la chaleur l’hiver et la fraîcheur l’été dans les appartements, avec à la clef de substantielles économies de chauffage et de climatisation, et une réduction importante des émissions de CO2. »

En Corée, une autoroute transformée en ruban végétal

En plein cœur de Séoul, dans une zone urbaine en constante évolution, un véritable village végétal a été réalisé sur une ancienne route du centre-ville. Ce parc public de près d’un kilomètre de long regroupe 24000 plantes issues de cinquante essences différentes. De jeunes arbres alternent avec des arbustes et des fleurs, dont certains atteindront leur taille définitive à l’horizon 2030.

Le Seoul Skygarden offre une respiration bienvenue dans une ville très dense. Tout au long de ce ruban végétal, des passerelles et des escaliers permettent aux piétons de rejoindre hôtels, magasins ou jardins publics. Désormais délaissée par les voitures, l’ancienne autoroute est devenue la colonne vertébrale d’un vaste projet de restructuration des quartiers qui la bordent.

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A Paris, des toits pour développer l’agriculture urbaine

En 2016, la ville de Paris lançait Paris-culteurs, un appel à projets destinés à placer l’agriculture urbaine au cœur d’une ville plus durable. Un pari relevé par la Régie autonome des transports parisiens (RATP), qui a identifié parmi ses bâtiments un hectare et demi de toitures susceptibles d’accueillir des expérimentations agricoles.

Un premier démonstrateur est installé sur le toit de la Maison de la RATP, le siège social de l’entreprise. Des potagers et des serres profitent en hiver de la chaleur émise par les serveurs informatiques, tandis que des poules sont nourries avec les restes du restaurant d’entreprise. L’expérimentation menée par la RATP illustre l’ambition de Paris : dédier de manière durable 33 hectares à l’agriculture urbaine pour soutenir la biodiversité, lutter contre le réchauffement climatique et développer des circuits courts alimentaires.

A Melun (Seine-et-Marne), Crédit Agricole Immobilier et Loticis, co-aménageurs de l’écoquartier Woodi, expérimentent l’agriculture urbaine à grande échelle. Grâce à une initiative d’urbanisme transitoire, 10 hectares de terrains en attente d’aménagement sont semés en chanvre. La récolte alimente les chanvrières locales et dynamise ainsi la filière d’éco-construction française, notamment pour l’isolation des bâtiments. Cette plante demande peu d’eau en culture, ne nécessite aucun traitement phytosanitaire et améliore la qualité des sols.

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