La déduction des charges et intérêts d'emprunt
L’un des grands atouts de l’immobilier locatif réside dans sa fiscalité. Si vous optez pour le régime réel d’imposition, vous pouvez déduire de vos revenus locatifs l’ensemble des frais liés à votre crédit immobilier. Cela inclut bien sûr les intérêts d’emprunt, mais aussi les frais de garantie, d’assurance et certains frais de gestion. Résultat : vous réduisez directement votre revenu foncier imposable, ce qui diminue le montant de vos impôts.
Autre possibilité : le régime micro-foncier. Plus simple à gérer, il applique automatiquement un abattement forfaitaire (actuellement de 30 % en cas de location vide) sur vos loyers déclarés. Pas besoin de justifier vos dépenses, mais l’économie fiscale peut être moins avantageuse si vos charges réelles sont élevées.
💡 Bon à savoir : le choix entre régime réel et micro-foncier dépend essentiellement de la nature et du montant de vos charges. Si vous avez beaucoup de frais (travaux, intérêts de crédit, assurances), le régime réel est souvent plus intéressant. Dans le cas contraire, la simplicité du micro-foncier peut suffire.
Le régime du déficit foncier
Le déficit foncier est l’un des mécanismes fiscaux les plus puissants à la disposition des bailleurs. Concrètement, si vos charges (travaux, intérêts, frais d’entretien, taxes, etc.) dépassent vos loyers perçus, la différence peut être déduite de vos revenus. Et une partie de ce déficit peut même venir alléger directement votre revenu global, donc votre impôt sur le revenu.
C’est particulièrement intéressant lorsque vous réalisez des travaux de rénovation énergétique. En améliorant la performance du logement, vous réduisez vos impôts tout en valorisant votre bien. Autrement dit, c’est une stratégie gagnant-gagnant : moins d’impôts à court terme et un patrimoine mieux armé pour l’avenir.
💡 Bon à savoir : le déficit foncier est encadré par un plafond annuel, mais il peut être reporté sur plusieurs années. Cela signifie que de gros travaux peuvent continuer à générer des économies fiscales sur le long terme.
Et avec le calendrier d’interdiction progressive des logements les plus énergivores, ce mécanisme devient un vrai levier pour rester en conformité tout en optimisant vos finances.
Les dispositifs de réduction d'impôts 2025
En matière d’investissement locatif, l’État propose plusieurs leviers fiscaux qui peuvent transformer la rentabilité de votre projet :.
- La loi Denormandie : elle encourage la rénovation de logements anciens situés dans certaines zones. En échange d’un engagement locatif sur plusieurs années, vous pouvez bénéficier d’une réduction d’impôt calculée sur le prix d’achat et le montant des travaux. Un bon moyen de redonner vie à un bien vétuste tout en optimisant sa fiscalité ;.
- Le dispositif Loc’Avantages : en acceptant de louer votre bien à un loyer inférieur à celui du marché, vous accédez à une réduction d’impôt proportionnelle à l’effort consenti. Plus le loyer est abordable, plus l’avantage fiscal est important. C’est une formule qui combine rentabilité, avantage fiscal et utilité sociale ;.
- La loi Malraux : destinée aux passionnés de patrimoine, elle permet de défiscaliser une partie des travaux réalisés sur des biens situés dans des secteurs sauvegardés ou classés. C’est une manière de concilier investissement immobilier et préservation du patrimoine ;.
- Les statuts LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel) ou LMP (Loueur en Meublé Professionnel) : en louant un bien meublé, vous pouvez amortir le coût du logement et du mobilier (dans le cadre du régime réel et sous conditions), ce qui réduit considérablement votre base imposable. Ce statut séduit particulièrement ceux qui cherchent un bon équilibre entre rentabilité et souplesse fiscale
💡 Bon à savoir : chacun de ces dispositifs répond à des objectifs différents (rénovation, logement abordable, patrimoine, location meublée). Le choix dépendra de votre stratégie, de votre profil fiscal et du type de bien que vous souhaitez acquérir. Le non-respect des engagements, notamment en matière de durée de location ou de plafonds, peut entraîner la remise en cause des bénéfices fiscaux accordés.


